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lunette pas cher,oakley pas cher,http://carreralunettefrs.comDu cul, du cul,ray ban pas cher, du cul (et bien ferme s’il vous plaît): depuis que l’imagerie porno est devenue la représentation féminine dominante, plus personne n’ose la remettre en question. Montrer ses fesses pour s’affranchir: victoire ou défaite des féministes,lunette oakley radar? C’est ce que «Technikart» est allé leur demander.

Vous avez remarqué que les filles sont de plus en plus bonnes,carrera pas cher? Même les sportives ou les écrivains doivent être capables de défiler sur des podiums et d’inspirer des branlettes aux lecteurs de FHM. Ça a commencé avec Anna Kournikova, cette joueuse de tennis au jeu relativement médiocre mais dont la bouche gourmande et le joli petit cul ont fait le bonheur des médias. Personne n’a trouvé rien à redire. Ça continue avec Bénédicte Martin, l’égérie de l’écurie Beigbeder chez Flammarion: à la rentrée dernière,lunette carrera, l’auteure au corps de nymphette anorexique montrait sa petite culotte sur la couverture de son recueil de nouvelles,Ray Ban Wayfarer. Les exemples pourraient se multiplier presque à l’infini.

Mais le phénomène ne s’arrête pas aux icônes médiatiques,carrera. Même votre voisine est plus bandante aujourd’hui qu’il y a quelques années. Pas qu’une révolution génétique conduise la femelle occidentale vers la perfection physique. Mais plus aucune fille n’ose se laisser aller. Cosmétique, épilation, manucure,soldes ray ban, fitness,lunette de vue oakley, régime, spa, thalasso,lunettes oakley, liposuscion, botox, chirurgie: la société de consommation ne nous laisse pas le choix. Désormais, plus moyen d’être moches,lunette carrera. Pour rester dans la norme,lunette oakley, nous sommes dans l’obligation de nous conformer aux images des magazines,ray ban pas cher. Honte aux cageots et aux boudins. Et, même si le niveau de vie des femmes reste globalement inférieur à celui des hommes, nous n’en dépensons pas moins nos maigres revenus à tenter de les séduire. Quand on sait la facilité avec laquelle un mec lève la queue, on se demande bien pourquoi tant d’efforts.

Femmes sous influence

Le féminisme s’est battu pour que les femmes aient le droit de montrer leur cul. Trente ans plus tard, c’est certes un droit, mais surtout un devoir pour le deuxième sexe d’exhiber ses fesses. Et de préférence sans graisse ni cellulite. Dans notre société où les apparences forment la clé de voûte des rapports sociaux, l’adéquation aux canons esthétiques en vigueur est devenue pour les femmes occidentales une quête morbide. Selon une enquête réalisée dans le cadre du colloque «Corps de femmes sous influence », organisé par l’Observatoire Cidil des habitudes alimentaires,ray ban aviator 3025, près de 80% des Françaises se déclarent insatisfaites de leur corps. Résultat: les filles sont prises dans l’obsession maladive de perdre du poids et développent une véritable addiction aux régimes amincissants. Notamment dans la jeune génération: aujourd’hui,lunette ray ban pas cher, à 24 ans,carrera 2013, une fille a déjà fait deux fois plus de régimes que sa mère au même âge. Et 75% des 18-24 ans estiment qu’être mince s’avère une obligation sociale. Selon l’anthropologue Annie Hubert, qui a participé au colloque, la femme semble désormais prise dans un «corset virtuel » qui semble infiniment plus pernicieux que le corset d’antan. «Elle en est ainsi venue à se définir comme quelqu’un qui pèse trop. » Au propre ou au figuré?

Mais ça ne s’arrête pas là: le recours à la chirurgie plastique pour se conformer aux canons esthétiques tend à se banaliser chez les plus jeunes. Laura, 21 ans, est étudiante dans une école de commerce de province. Pour ses 18 ans, elle n’a pas demandé à ses parents de lui payer le permis de conduire mais une paire de prothèses mammaires – elle est passée de 85 B à 95 B pour quelques milliers d’euros. Quand on lui dit que ça choque notre fibre féministe,carrera lunettes, elle nous rit au nez: «Je me sens plus belle avec une grosse poitrine, je ne vois pas où est le problème. J’avais un complexe, je l’ai résolu,ray ban. Je ne comprends pas ce qu’il y a d’aliénant. Au contraire, je me suis libérée,boutique lunette carrera. » Pourquoi pas? Laura applique le discours libéral à son propre corps,lunettes ray ban. De la même façon qu’elle est partie faire un stage d’été dans une université US pour parfaire son niveau d’anglais, elle est passée sur le billard pour ciseler son apparence physique,oakleyradar. Dans les deux cas, elle cherche seulement à mettre tous les atouts de son côté pour être plus performante dans le monde que lui prépare Jean-Pierre Raffarin,carrera pas cher.

Le voile ou le string

Notre gouvernement ne semble d’ailleurs pas s’inquiéter de toutes ces jeunes femmes prêtes à se mutiler pour avoir une paire de roberts conformes à celles de leurs idoles télévisuelles. En revanche, il paraît beaucoup plus préoccupé par celles qui cherchent à cacher leurs cheveux sous un foulard,oakley. C’est qu’il faut les protéger d’elles-mêmes et de leurs pulsions régressives et barbares, affirment les magazines féminins qui,ray ban moins cher, pour l’heure, renouent avec un discours féministe. Sans doute. Mais personne ne tenterait de faire le lien entre cette tentation puritaine qui remet en question la mixité sexuelle dans la France d’en bas et la surenchère pornographique à laquelle se livrent les médias dirigés par la France d’en haut,oakley pas cher. L’intégrisme n’est pas apparu ex-nihilo dans les banlieues: il a poussé sur le fumier de la misère sociale et de la frustration sexuelle,lunette oakley.

Claire, lycéenne de 17 ans, a grandi dans une cité à dominante maghrébine. Elle évoque le héros du film de Louis Malle, Lacombe Lucien: pendant la Seconde Guerre mondiale, ce jeune paysan paumé hésite entre rejoindre le maquis ou s’engager dans la milice. Claire, elle, ne sait pas très bien si elle doit adopter le voile ou revendiquer le string apparent,soldes ray ban. «Ce sont quand même les mêmes mecs qui empêchent leur sœur de sortir le soir et qui se branlent sur les films de gang bang. Je ne sais pas ce qui me met le plus en colère, les films de boules ou les mecs qui se la jouent religieux… En tout cas, j’aimerais que les pouffes qui posent pour les pubs un doigt dans la bouche se retrouvent à poil devant les Abribus de ma cité. Elles feraient moins les malignes… »

Fille à poil = fille libérée ?

Fille à poil = fille libérée? Le problème,lunettes de soleil carrera pas cher, c’est que depuis trente ans s’est mise en place une équation qui empêche toute velléité d’interroger l’héritage de la libération sexuelle de 68. Cette équation? Fille à poil = fille libérée,lunette oakley 6954. Ce n’est pas un hasard si l’affaire du voile a engendré un telle hystérie: au-delà du débat sur la laïcité, il s’agit,oakley pas cher, au fond, de rhabiller la pétasse. L’histoire nous a appris qu’une société qui dissimule le corps des femmes réprime systématiquement dans le même temps leurs droits. Mais est-ce qu’exhiber les attributs féminins à des fins lucratives est pour autant une libération? C’est ce qu’affirme le magazine Playboy, qui se proclame depuis toujours journal «féministe ». Et, en effet,lunette carrera, alors qu’à poste équivalent, les Françaises continuent de gagner moins que leurs collègues masculins (jusqu’à -20% chez les cadres), le mannequinat et la prostitution sont aujourd’hui les seules professions où les femmes sont mieux payées que les hommes. Thank you daddy Hefner. Dans les années 80, on ne pouvait pas dire qu’il y avait des problèmes dans les banlieues des grandes villes sans se faire aussitôt taxer de raciste,lunette ray ban pas cher. Aujourd’hui, on ne peut pas dénoncer les dérives consumméristes de la sexualité libertaire sans se faire traiter de refoulée ou de mal-baisée,carrera. D’une certaine façon, le mouvement Ni Putes Ni Soumises devrait faire attention à ne pas se retrouver récupéré par le discours politiquement correct comme l’a été Touche pas à mon pote en son temps. Le plus étonnant est que les intellectuelles du VIIe arrondissement viennent de découvrir une version light du féminisme prosexe au moment même où la pornographie a définitivement perdu toute dimension subversive pour devenir une norme répressive. Pendant que les assos sur le terrain constatent une montée affolante de la violence faite aux femmes (prostitution,Touche pas à ma pute, violence conjugale, harcèlement…), Elisabeth Badinter s’en prend au mouvement féministe dans Fausse route (Odile Jacob): elle l’accuse de propagande victimiste et de nouvel ordre moral.

No sex last night

On ne peut pas reprocher à Catherine Blanc d’être une virago féministe,oakley pas cher. Chaque jour,ray ban pas cher, cette psy participe à la Vie en clair, sur Canal+. L’auteur de la Sexualité des femmes n’est pas celle des magazines pense-t-elle que les filles d’aujourd’hui sont plus épanouies sexuellement que leurs aïlleules,carrera 9755? «Il y a eu une déculpabilisation de l’acte sexuel. Mais la culpabilité inverse est née: si on ne fait pas l’amour, on n’est plus dans la norme. Sous prétexte de liberté sexuelle,ray ban pas cher, on assiste à une surenchère des mots et des images qui conduit les jeunes filles à se précipiter dans la sexualité. Elles ne prennent pas la mesure de leur histoire. Et, en vieillissant, elles mettent en place des interdits très forts,Touche pas à ma pute. »

Dès les années 70, l’écrivaine américaine Susan Sontag déclarait: «Faire l’amour, en soi, ne libère pas les femmes. La question, c’est de savoir de quelle sexualité les femmes doivent se libérer pour la vivre bien. » Trente ans plus tard, nul besoin d’être une activiste enragée pour prendre la mesure de l’impasse dans laquelle nous mène le conformisme pornographique. La dernière tendance chez les trentenaires urbains, las des partouzes et de l’échangisme? L’abstinence, à l’instar des héros de Lost In Translation qui dorment chastement côte à côte en descente d’ecsta. Dans une société boulimique de sexe, l’anorexie sexuelle risque de devenir l’ultime subversion. Dommage…

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