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http://saclongchamp9.webs.com/|http://saclongchamp12.webs.com/Cet ouvrage collectif rassemble les communications présentées lors d’un colloque tenu à la Faculté des Sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis en avril 2005,gianmarco lorenzi pas cher. Il procède à une réflexion sur notre démocratie postmoderne et les mutations qu’elle subit ainsi que sur la remise en cause du système représentatif et l’apparition de nouveaux « types » de démocraties.

Slobodan Milacic, professeur à l’Université Montesquieu de Bordeaux et spécialisé dans les questions ayant trait à la démocratie et à l’opinion publique ouvre le bal par son propos.

Après avoir observé une mise en cause des principaux paradigmes de la démocratie et le fait que la représentation de la société par le politique est en voie de délégitimation, l’auteur relève l’ambiguïté des nouveaux concepts démocratiques que sont la démocratie des droits,gianmarco lorenzi, la démocratie d’opinion ou la démocratie de participation.

Ces nouvelles formes de démocratie qui concurrencent la démocratie représentative ne seraient pas des simplement des développements postmodernes de celle-ci mais bien les principales illustrations de sa fragilité,longchamp pas cher. En effet, selon l’auteur, elles occupent une place grandissante dans notre société sans forcément répondre aux exigences de légitimité et d’effectivité démocratique. Il analyse ensuite chacune de ces formes de démocratie pour mettre en exergue leurs faiblesses et conclut que « la démocratie reste, encore,gianmarco lorenzi paris, aujourd’hui,longchamp soldes, une cause politique,sac longchamp, systémique, voire civilisationnelle sans alternative légitime » (p. 37),ray ban moisn cher.

Cette introduction permet de jeter les bases et de donner des pistes de réflexions pour la suite de l’ouvrage. Celui-ci est divisé en deux parties et contient 15 contributions. J’ai choisi de n’aborder que les collaborations les plus pertinentes par rapport au thème « Suis-je l’Etat ? » et c’est pour cela que la chronique est en rapport avec ce dernier. Cependant, certains auteurs traitent aussi de sujets s’insérant parfaitement dans le thème « Du juge ou du parlementaire qui gouverne ? » et certains liens avec ce second thème peuvent donc être faits.

La première partie « La démocratie représentative : une idée en question » commence par la contribution de Sadok Belaïd qui va s’insérer dans le thème « Du juge ou du parlementaire qui gouverne ? ». Elle traite des incompatibilités entre la démocratie représentative et l’ « état de droit ». A ce propos,sacs longchamp 2013, il aborde le rôle du juge comme élément normatif venant occuper une place importante dans le processus politique du droit. Le juge tend à partager le pouvoir avec les institutions politiques prévues dans la Constitution mais sans bénéficier de leur légitimité formelle car il n’est pas élu par le peuple. L’opinion publique et les dirigeants politiques lui assignent la nouvelle fonction de « dépositaire de l’état de droit » et il en vient à exercer la fonction délicate du règlement de nombreuses difficultés sociales et politiques,gianmarco lorenzi. L’auteur met en garde contre cette dérive en faisant remarquer que s’il est trop sollicité le juge ne pourra plus remplir cette fonction d’arbitre social et de médiateur politique,escarpins gianmarco lorenzi 1251,longchamp pliage. A cet égard, il fait valoir que « trop demander au juge risque de transformer les règles du jeu politique et de la démocratie » (p. 75)

La seconde contribution, de Daniel Bourdeau,gianmarco lorenzi boots, intitulée « La gouvernance concept mou,sac longchamp pas cher, idéologie dure » a trait au thème « Suis-je l’Etat ? »,ray ban pas cher. L’auteur s’interroge d’abord sur la signification du concept et fait remarquer que dans l’idéologie du moment, pour être proprement démocratique, la démocratie devrait adopter la gouvernance,gianmarco lorenzi pas cher, car celle-ci est un instrument d’évaluation et de solution aux nouveaux défis. Il s’insurge contre ce constat car, selon lui, la gouvernance constituerait la forme postmoderne de l’autoritarisme,gianmarco lorenzi pas cher. En effet, « la gouvernance procède à une recomposition de la scène politique en changeant à la fois les acteurs et le décor » (p. 84). Le couple représentant-représenté fait place à celui experts-société civile,longchamp pas cher. On assiste au sacre du technicien et à celui de la société civile conçue comme une microsociété autoproclamée qui parle au nom de la société globale. Il en résulte un émiettement de la légitimité et l’émergence d’un nouvel ordre politique aux antipodes de la démocratie représentative. C’est cette « dénaturation qui conduit à l’émergence d’une nouvelle formule politique de type autoritaire ». Car la démocratie représentative est basée sur le choix de l’orientation politique et la gouvernance,lunette ray ban pas cher, elle, réserve le pouvoir aux seuls initiés, aux experts sans possibilité de remise en cause de ceux-ci par le peuple. La conclusion de l’auteur est que la gouvernance affecte de manière capitale les régimes démocratiques car elle produit un système fermé et bloqué contrairement à la démocratie représentative.

Si le lecteur désire en savoir plus sur la gouvernance, Olivier Paye nous propose,longchamp pas cher, dans sa contribution sur ce site,sac longchamp pas cher, de dépasser les objections liées à la charge idéologique et à la nature polysémique du concept de gouvernance aux fins de son utilisation dans le domaine scientifique,oakley crowbar.

Le propos du troisième auteur,gianmarco lorenzi prix, Jean Gicquel est nettement plus optimiste. Sa contribution intitulée sobrement « Représentation et contrôle » traite du « passage d’une démocratie sans le peuple à une démocratie avec le peuple » (p. 95) et de la démocratie semi-directe, un régime en quête de participation et de responsabilité. Concernant la participation,sac longchamp pas cher, l’auteur attribue deux rôles aux électeurs,lunette oakley. Premièrement, celui de compétiteurs illustré par le référendum et l’initiative populaire et deuxièmement, celui de censeurs illustré par le contrôle de constitutionnalité et le veto abrogatif,sac longchamp 0085,sac longchamp. De nombreux exemples viennent illustrer son propos,oakley pas cher. Lorsqu’il aborde le thème de la responsabilité,gianmarco lorenzi, J. Gicquel fait le constat audacieux d’une remise en cause du principe de l’irresponsabilité des représentants qu’il explique par la pénalisation de la vie politique (avec la création de la Cour Pénale Internationale par exemple) et le déclin de l’inviolabilité des chefs d’Etats. Il termine son étude en concluant que la réintégration du citoyen dans le processus décisionnel ouvre une nouvelle ère du droit constitutionnel.

Suite à cela et dans le même ordre d’idée, Hatem M’Rad nous propose une contribution très intéressante intitulée « La démocratie d’opinion, le dépassement de la démocratie représentative ? ». Il divise son analyse en deux parties, la première traitant de la démocratie mise en scène par l’opinion et la seconde de la démocratie médiatico-sondagière.

Premièrement, la démocratie est liée à la montée de l’opinion publique et au poids qu’elle acquière grâce à la surmédiatisation, au progrès, aux sondages et à internet,La démocratie représentative devant un défi historique. Cette prise d’envergure lui permet de gouverner indirectement mais ce pouvoir n’est pas toujours bénéfique aux démocraties, c’est une arme à double tranchant,sac longchamp. La démocratie est aussi liée au débat d’opinion qui présuppose un espace de débat mais qui est surtout dominée par l’exigence, ô combien fondamentale, de publicité qui assure la médiation entre l’Etat et la société.

Deuxièmement, on assiste à un « déplacement du centre de gravité de l’espace politique des assemblées parlementaires vers l’univers médiatique » (p. 117). La démocratie est surmédiatisée, les médias ont un grand rôle à jouer dans la formation de l’opinion publique ce qui peut être à la fois bénéfique et nuisible. On est confronté à une personnalisation du débat politique et les hommes politiques perdent la distance qu’ils avaient avec l’opinion pour devenir des personnages familiers. La démocratie est aussi sondagière et cette pratique modifie le mode de fonctionnement du système représentatif car les sondages n’ont pas la valeur juridique d’une consultation électorale.

L’auteur conclut sa contribution par le constat que la démocratie représentative classique ne correspond plus aux besoins et aux progrès actuels des sociétés modernes,La démocratie représentative devant un défi historique. La démocratie d’opinion montre que le système représentatif a du mal à inclure toute la dimension politique et démocratique en son sein.

Le chapitre se termine par deux contributions : « Les réajustements nécessaires de la démocratie représentative » par Heinrich Scholler et « Le déclin de la démocratie représentative ou comment rapprocher les citoyens des décisions démocratique » où Franz Thedieck cherche des remèdes pour améliorer le système de la démocratie indirecte et ses institutions et conclut par cette tirade pessimiste : « il n’y a pas d’espoir réel et actuel pour que le système se modernise ».

La deuxième partie de l’ouvrage est intitulée « La démocratie représentative : des pratiques en question » et comporte 9 contributions. Je n’en ai retenu que deux dans le cadre de ce compte-rendu.

La première est une contribution de Pierre Avril : « Juge et représentant » qui s’insère parfaitement dans le thème « Du juge ou du parlementaire qui gouverne ? ». Ici l’auteur se pose la question de savoir si le juge peut être qualifié de représentant. Il fait remarquer que : « Le rapprochement du juge et du représentant est, en effet, saugrenu, parce que le représentant se définit normalement comme un membre du Parlement » (p. 183). Néanmoins, il dégage trois points de vues, normatif, réaliste et démocratique qui lui permettent de répondre à la question. D’un point de vue normatif, le juge crée des normes car il dispose du pouvoir d’interpréter la règle. Il concurrence donc le législateur dans l’édiction des normes. Mais d’un point de vue réaliste, la participation au pouvoir législatif cesse d’être le critère exclusif du représentant et la participation du juge à la formation de la loi doit être nuancée. De plus, d’un point de vue démocratique, la reconnaissance de la qualité de représentant au juge exigerait qu’il soit élu, or ça n’est pas le cas. L’auteur en conclu que « la capacité des juges et leur indépendance sont les conditions nécessaires et suffisantes à leur office. Elles n’ont rien à voir avec la représentation ».

La seconde contribution qui a retenu mon attention s’intitule « ONG et représentation » et est l’œuvre de Slim Laghmani. Dans son étude, l’auteur s’interroge sur la nature et la fonction des ONG : sont-elles représentatives ? La définition même de celles-ci impliquent qu’elles ne sont pas supposées être représentatives et qu’elles ne sont pas censées représenter. Même si elles sont une émanation de la société civile, on ne peut les confondre avec les syndicats qui parlent au nom de celle-ci. Les ONG parlent au nom d’une valeur ou d’un intérêt pour lequel elles ont été crées. Cependant, l’auteur observe la transformation de ce phénomène en représentation dans trois cas qu’il détaille. Malgré tout il met en garde contre une utilisation des ONG pour des fonctions de représentation. Selon lui, « ce que la démocratie requiert aujourd’hui ce n’est pas la représentation mais la participation », proposition déjà soutenue par J. Gicquel dans sa contribution. De plus, les ONG ne bénéficient d’aucune légitimité pour représenter. Il reste donc à sonder d’autres voies menant à la participation pour conserver la vocation naturelle des ONG.

« Le régime représentatif : modèle constitutionnel indépassable ? » de Yadh Ben Achour conclut l’ouvrage sur une note optimiste : le régime représentatif garde, aujourd’hui encore, toute sa valeur et sa pérennité. Le droit public tel que nous le connaissons n’est peut être pas prêt de disparaître

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